Reconditionnement

Réemploi et réutilisation de vos équipements : insufflez plus de valeur à votre contrat de leasing

Frédéric Ben Nouioua Directeur du Centre technique de reconditionnement Leasecom

Où vont vos matériels de production et autres équipements technologiques au terme du contrat de location financière ? Dans une optique d’économie circulaire, ils parcourent dans leur « deuxième vie » trois processus distincts et complémentaires :

  • Le réemploi permet de réintégrer le produit dans son usage premier en tant que matériel d’occasion. Il va être testé, réparé le cas échéant, puis nettoyé pour être employé à nouveau.
  • La réutilisation survient lorsque l’actif n’est pas réparable mais dont certains composants peuvent encore servir : batterie, coque, carte-mère, etc. Cette réutilisation s’effectue soit pièce par pièce, soit en association avec d’autres afin de créer un produit dit « reconditionné ».
  • Le recyclage consiste à détruire le produit pour affiner et valoriser des matières telles que plastique, aluminium, verre, or et métaux précieux. Les déchets non valorisés seront incinérés ou enfouis dans le respect des normes en vigueur.

La « pyramide du recyclage »

Un acteur du leasing ayant une démarche responsable et holistique n’envisage le recyclage que lorsque les deux étapes précédentes ne sont pas ou plus possibles. C’est ainsi qu’il est à même de proposer un contrat au tarif le plus juste, dans lequel l’entreprise cliente ne paye que pour la durée d’usage effectif de ses équipements.

Découvrez les avantages de l’économie circulaire

    Comment optimiser mon budget d’équipement grâce à l’économie circulaire ?

    Répartir son parc de matériels entre réemploi, réutilisation et recyclage exige un savoir-faire particulier et des moyens importants. C’est pourquoi les entreprises font souvent appel à des prestataires de recyclage, qui sécurisent le traitement des déchets mais ignorent les étapes préalables de réemploi et de réutilisation. Cette approche présente plusieurs inconvénients :

    • Risque financier : vous ne bénéficiez pas de la valeur de réemploi ou de réutilisation de vos actifs. Ces derniers vous sont achetés au prix de la quote-part de matière première valorisable, souvent à un prix très faible.
    • Risque opérationnel : en décorrélant achat de produits neufs (entreprise de leasing) et traitement des déchets en aval (éco-organisme*), vous multipliez les interlocuteurs et ne bénéficiez pas de synergies.
    • Risque de performance : vous pouvez être incité à conserver l’équipement bien au-delà de la durée optimale pour vous – parfois à travers une maintenance coûteuse.

    De fait, les entreprises ont tout intérêt à collaborer avec un acteur de l’économie circulaire, qui les accompagne de bout en bout : de l’acquisition du matériel neuf (ou de seconde main, selon l’usage prévu) jusqu’à l’étape ultime de son cycle de vie.

    Viser en priorité le réemploi de son matériel n’est pas qu’un devoir environnemental, c’est aussi la meilleure option financière ! Pour des ordinateurs portables âgés de deux ou trois ans seulement, le tarif proposé par les entreprises de recyclage se situe autour de 250 € la tonne, soit 25 centimes d’euro le kilo. Pour une machine pesant 3 kilogrammes, l’entreprise récupère donc 0,75 €. Or, ces appareils sont encore utilisables pour des usages bureautiques, par exemple. Un loueur qui aurait étudié en amont ces opportunités de seconde vie pourrait proposer 150 € par machine ! L’entreprise économise ainsi de l’argent, tout en déléguant la gestion de son parc informatique.

    Frédéric Bennouioua
    Directeur du Centre technique de reconditionnement Leasecom

    Le rôle et la valeur ajoutée d’un loueur dans l’économie circulaire :

    • Etudier les marchés de l’actif financé, développer une expertise de filière.
    • Anticiper des solutions de réemploi (réallocation vers d’autres contrats ou revente à des partenaires).
    • Développer une expertise de réutilisation des pièces détachées dans un ou plusieurs centres dédiés.
    • Sécuriser le recyclage à travers des partenariats de confiance : éco-organismes*, entreprises adaptées (voir ci-dessous), brokers engagés dans une charte de qualité.
    • Proposer le meilleur contrat en optimisant la valeur des « deuxièmes vies » des équipements. 

    La loi « contre le gaspillage et pour une économie circulaire », adoptée début 2020, fixe de nombreux objectifs : 100 % de plastiques recyclés d’ici 2025, nouvelles filières pollueur-payeur, interdiction de la destruction d’invendus… Ces nouvelles contraintes sont également l’opportunité pour les entreprises d’optimiser l’efficacité et les coûts liés à la gestion actuelle de leurs équipements !

    Par ailleurs, les acteurs de l’économie circulaire sont engagés pour obtenir des pouvoirs publics un abaissement à 5,5% du taux de TVA applicable aux produits dits reconditionnés.

    Qu’est-ce qu’une entreprise adaptée ?

    Il s’agit d’une organisation qui emploie au moins 80 % de travailleurs en situation de handicap. De nombreux acteurs des filières de réemploi, réutilisation et recyclage appartiennent à cette catégorie ou travaillent avec des entreprises adaptées. Pour votre entreprise, recourir à ce type de fournisseur vous permet de réduire votre taxe AGEFIPH.

    *Eco-organisme : entreprise privée agréée par l’Etat pour prendre en charge, dans le cadre de la « responsabilité élargie du producteur », la fin de vie des équipements mis sur le marché. Pour les déchets d’équipements électrique et électronique, les deux éco-organismes en France sont Ecosystem et Ecologic France.

    • 1,75 €

      montant perçu par l’entreprise pour le rachat d’un ordinateur portable âgé de trois ans qui va être recyclé.

    • 12 %

      progression annuelle du marché français du reconditionné

      (Source : Agora.Place – Les grandes tendances du reconditionné en 2021)

    • 80 %

      Taux de réemploi des matériels IT

    Au cœur de l’économie circulaire

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